Relaxation et Mémoire

Comment mettre les techniques corporelles au service du processus de mémorisation

Je vous propose de comprendre comment le corps et les techniques corporelles jouent un rôle essentiel dans le processus de mémorisation, en prenant conscience plus particulièrement du rôle des cinq sens et de la place du système émotionnel.
Cette approche tient compte de plus de 20 ans d’expérience dans ce domaine notamment auprès de nombreux jeunes retraités, à une période de la vie ou les
difficultés liées à la mémoires deviennent souvent source de stress et d’inquiétude voire même d’angoisse et de repli sur soi.

La mémorisation fonctionne comme une symphonie en trois mouvements:

  • Acquerir : c’est l’ ouverture au monde, la capacité à recevoir des informations venues du monde extérieure a travers les 5 sens.
  • S’approprier, faire sien pour conserver.
  • Redonner : c’est la capacité d’évocation, de raconter et de recréer.

La détente et la relaxation interviennent dans chaque étape pour favoriser et dynamiser le processus de manière spécifique. Elles jouent également un rôle dans le fonctionnement de la “ machine ” mémoire : oxygénation, amélioration du sommeil, bien être émotionnel. Toutefois, ici, je privilégie la première étape.

  • Ouverture : – la prise d’information est elle fidèle ? :
    • Eduquer la réceptivité sensorielle* contribue à une bonne prise d’information ;
    • se relaxer permet d’obtenir une attention sans effort, et donne de l’intensité au vécu.
  • 2ème étape : – la conservation sera-t-elle immuable ? :
    • à ce niveau, il convient de créer de bonnes conditions d’appropriation et de classement pour une conservation aisée ; expérimenter, comparer : c’est un travail d’organisation ;
    • les gestes concients favorisent la concentration.
  • Final : – Quelle place tiennent l’imagination et l’affectivité dans la restituation des souvenirs ? :
    • nos facultés de rappel sont surprenantes et facétieuses ;
    • la détente et la relaxation sont essentielles pour éviter les “ trous de mémoire ”, les “ blancs “ aux examens, mais également ces souvenirs toujours présents que nous voudrions parfois oublier !

Note *au sens donné par le Dr Roger VITTOZ

Apprentissage, reconnaissance sociale, voyage, identité, performance professionnelle : à chaque instant notre mémoire est sollicitée sous une forme ou sous une autre.
Que nous soyons :

  • l’enfant qui peine pour apprendre ses tables de multiplication,
    l’adolescent qui redoute les “ trous ” de mémoire le jour de l’examen,
    l’adulte oubliant ses clés sur le tableau de bord de sa voiture
    ou la personne à “ l’âge d’or ” ne sachant plus, si elle a fermé le gaz,
    chacun de nous se pose la question du remède miracle : est-ce le magnésium, les heures de sommeil ou les techniques de management ?

La relaxation et la réceptivité sensorielle sont des outils susceptibles de nous faciliter la vie et nous simplifier les problèmes de mémoire à différents
niveaux.

Les facultés de mémorisations dépendent de nombreux facteurs parmi lesquels je citerai :

  • Le corps (sens, respiration et oxygénation du cerveau, sommeil et fatigue)
  • les émotions et l’affectivité : un deuil, une maladie, les voyages , les rencontres stimulent ou perturbent les souvenirs
  • les fonctions cognitives (compréhension, logique)

Les pertes de mémoire génèrent souvent de l’anxiété ; elles ont une influence sur l’image de soi et les relations avec les autres (peur de paraître ridicule ou incompétent parce qu’on oublie).

Première étape : La prise d’information ou saisie des données

  • Le travail initial consiste à réveiller nos sens pour que les informations parviennent clairement à notre cerveau.

Une bonne réceptivité*

Les informations arrivent du monde extérieur par nos organes des sens. Lorsque ces derniers ne sont pas clairs, les informations parviennent brouillées. Par exemple, si nos lunettes sont recouvertes de buée, nous voyons le paysage flou et nous pouvons pas le mémoriser.
La réceptivité sensorielle consiste à accueillir la sensation pour elle-même, sans chercher à la nommer. Par exemple, sentir un parfum pour le plaisir et sans chercher à l'identifier, un peu comme un enfant qui découvre le monde et s’émerveille.
Alors que souvent nous avons cet automatisme de vouloir penser avant d’avoir senti (ou retenir avant d’avoir bien lu).

Une bonne réceptivité suppose : clarté, présence, et détente

  • La relaxation et l’état de détente libèrent l’esprit et le rendent disponible pour recevoir l’information.

Une bonne receptivité elimine les parasites et les interférences.

Tout comme l’inspir régénère le corps et apporte l’oxygène indispensable à la vie, la réceptivité nourrit la pensée et dynamise la créativité = c’est le point de départ d’une mémoire solide qui a besoin à la fois d’une acuité sensorielle et d’une attention de qualité.

Rééquilibrer l’alternance entre la sensation et la pensée, développe la capacité de concentration, puis d’élimination ; ainsi, nous choisissons l’objet ou l’idée sur lequel nous voulons nous concentrer pour le mémoriser et nous éliminons le reste.

Voyons plus concrètement cette première étape appelée “ la saisie consciente ”.
Il n’y a pas une mémoire, mais un tout, un système, un ensemble de mémoire.
L’approche corporelle sera différente, s’il s’agit de la mémoire sémantique (liée à la compréhension, à la pensée) ou de la mémoire procédurale (plus mécanique ex :apprendre à conduire) ou encore la mémoire émotionnelle concernée par le ressenti de chacun ;
Une bonne condition de saisie est l’attention sans effort qui permettra de se concentrer sur une idée à la fois et d’éliminer tout le reste.

Pour cela la préparation du corps par des respirations ou des étirements et de la relaxation (même assise) est essentielle ; vient ensuite la netteté dans la sensation.

  • Un grand ennemi de la mémoire est la confusion : ne pas chercher à appréhender trop de choses à la fois, mais choisir soit l’aspect global, soit un enchaînement, soit des repères, etc…
  • Le “ geste conscient ” favorise la disponibilité. De plus, c’est un bon remède à la fatigue mentale (faire une chose à la fois en étant “ dedans ”)
  • La conservation de l’image dépend de la vivacité de la sensation et de l’impression.

Ainsi pour la vue, par exemple,

  • La préparation de l’organe se fait par:
    • La Détente du regard
      • laisser quelques instants les yeux dans le vague. Le regard de celui qui est “ dans la lune ” déclenche des “ ondes alpha ” ou ondes de détente dans le cerveau.
    • La Détente des yeux
      • relâcher les petits muscles autour des yeux
      • se frotter les mains et mettre ses paumes de mains devant les yeux comme des coquilles pour faire le noir (palming).
    • La Clarté du regard par la stimulation de la vue
      • regarder alternativement : loin - en haut - à droite - près - en bas - à gauche
      • stimuler la vue dans sa diversité : regarder les formes, la lumière, les couleurs, le volume, l’ambiance, la vue globale, la structure analytique, le détail
  • Favoriser le geste conscient : être entièrement présent dans son geste présent.
    Regarder sans interpréter car la réception de l’image peut être faussée par une interprétation trop hâtive. Si le visage de la personne que je regarde est sérieux, elle peut aussi bien être réfléchie, intériorisée, ou triste, etc…

Réceptivité ¤ : “ la vue devient consciente, si on laisse simplement pénétrer dans l’oeil les vibrations de l’objet que l’on regarde *” Vittoz
Avec l’ Emissivité * consiste, nous créons une image mentale et nous - à nommons ce que nous voyons.

Le travail sur la Concentration * : nous gardons l’image dans notre tête le plus longtemps possible sans penser à autre chose.

Elimination * : nous faisons disparaître l’image et la faire partir.

  • Ainsi nous organisons la saisie pour favoriser la mémorisation puis le processus de rappel

Le système émotionnel, la mémoire et la relaxation

Les mots clés de la mémoire sont notamment : Sécurité — Motivation

  • Le cerveau limbique peut être considéré comme un disjoncteur.

Qui de nous n’a pas fait l’expérience de se découvrir soudain une passion dans une matière au préalable peu aimée ou indifférente simplement parce que son professeur était passionnant ou qu’il lui plaisait et qu’il se sentait bien dans son cours ? L’élève peut alors passer des heures à apprendre, à classer mais il s’ennuiera ou s’endormira sur ses leçons dès qu’il s’agit de la situation contraire.
La mémoire et l’apprentissage passent par le cerveau limbique, filtre sélectif et détectif « radar de l’environnement ».

- Les mémoires n’aiment pas le stress et elles ont peur de l’inconnu :

La relaxation apporte calme et apaisement, elle développe un contexte sécurisant

Revenons au système limbique et au processus de mémoire :
Le cerveau limbique est le siège de l’affectivité, en lien avec les émotions, les mécanismes de motivation, d’intérêt, plaisir et déplaisir. Il permet la réception et
l’enregistrement des informations.
Il agit comme un filtre sélectif et détectif et stimule le cortex seulement pour les informations qu’il estime intéressantes :

  • Il bloque les informations déplaisantes.
  • Sur le plan de la mémorisation, il favorise l’enregistrement des expériences agréables et se ferme à l’enregistrement des expériences désagréables.

Une émotion nous fait perdre nos moyens (trou de mémoire à l’examen).
La réflexion se bloque à certains moments : ex en cas de déception, de frustration, (la peur ne disparaît pas toujours par raisonnement) et les réactions deviennent quasi instinctives, mécaniques, automatiques dans certaines circonstances.
Le limbique élabore et produit des images → il favorise la représentation mentale (vue—ouïe).
Il permet d’acquérir l’expérience liée à l’action (cortex →réflexion).
Le système inhibiteur du cerveau limbique peut être modéré par la relaxation, (les ondes alpha, les endorphines) ensuite la réflexion pourra retrouver sa véritable place.

  • La relaxation favorise le relâchement des mécanismes de défense et la thérapie

Par exemple : retrouver le souvenir d’une émotion pénible liée à l’apprentissage pour s’en libérer.

Elle apporte un apaisement du corps, des sens, des émotions et de l’esprit.

Elle donne une liberté par rapport aux perturbations intérieures et extérieures et libère des parasites !!

Plus les éléments à mémoriser sont chargés d’émotion positive, au niveau limbique, plus la mémorisation est stable et plus la personne peut la retrouver
facilement ⇒ plus l’accès à cette information est facile.

  • Le cerveau cortical

Le Cortex est le siège de la conscience et du langage. L’homme peut répondre de façon originale à u problème posé car il sait prendre conscience de ses automatismes et de ses réflexes, s’en libérer, se déprogrammer— le cortex est celui qui choisit et invente. Il fournit le moyen d’associer les éléments mémorisés, crée des structures nouvelles, élabore ⇒ ingéniosité, concept, distance, abstraction, raisonnement.
“ Nommer l’objet est l’art fondamental de l’être humain et c’est le cortex qui le permet ”.

  • Une fois le système limbique détendu, le cortex peut etre pour une réflexion, une analyse et une synthèse : la remémoration sera d’autant plus facile que l’on se sera adressé aux différentes parties du cerveau.
  • La visualisation favorise l’accès à la dimension symbolique et libère la parole.

De quelle relaxation s’agit-il ?

C’est un processus de détente conjuguant plusieurs approches corporelles dont :

  • La relaxation proprement dite : Elle amène une modification du niveau de conscience : la personne est dans un état intermédiaire entre la veille et le sommeil. Elle demeure consciente tout en étant détendue et apaisée : c’est l’état “ alpha ”. Par l’absence de stimulations sensorielles et le relâchement musculaire, la relaxation met le corps au repos : elle diminue les stimulations du système réticulaire et agit sur le repos du cerveau (diminue l’activation corticale). Le message de détente, le bercement de la voix et la musique ont un effet apaisant sur le système limbique (système affectivo-émotif) et sur la zone corticale, là où se tiennent les défenses. La relaxation peut se faire avec ou sans mobilisation, avec ou sans visualisation.
  • Les postures corporelles pour découvrir le corps dans le mouvement. Elles ont comme but de libérer la mobilité corporelle et d’agir sur l’état intérieur.
  • La respiration en lien avec le tonus : approche concernant la capacité respiratoire et la qualité du souffle.
  • L’approche sensorielle inspirée de la méthode Vittoz.
    Il s’agit de vivre conscient de ses sensations : le travail sur les sens ne recherche pas à rééduquer les sens (bien que cela se fasse en plus) mais à retrouver la véritable fonction sensorielle qui met en contact avec la réalité. « La sensation régularise et harmonise les fonctions du cerveau. Elle stimule et régénère la cellule nerveuse. »
  • Les mini-massages et auto-massages.
  • La voix et le son dans leur dimension vibratoire.
  • Le graphisme sous son aspect énergétique.

En conclusion

La relaxation et les exercices corporels proposés activent le processus d'apprentissage et libèrent les blocages le corps est l'élément indispensable, le centre des sensations et des perceptions et des émotions.
« L'esprit humain presse sans cesse avec la totalité de sa mémoire contre la porte que le corps va lui entrouvrir. » Bergson

Je citerai quelques exemples d’amélioration des problèmes de mémoire grâce au travail sur la réceptivité sensorielle et la prise en compte du cerveau limbique auprès d’enfants et de personnes âgées.

Jérémie ( 9 ans) oubliait tout depuis que sa sœur avait quitté la maison : il laissait ses affaires en classe, chez lui, il avait des “ trous de mémoire ” lors des interrogations ; il a pu de nouveau mémoriser et être présent à ce qu’il faisait en quelques semaines de relaxation.

J’ai animé des sessions avec des retraités dits “ actifs ” de 60 à 90 ans et en utilisant ces techniques avec beaucoup de résultat. Cela se passe sur des séminaires de 5 jours. La mémoire est sollicitée à partir de la découverte de la nature ou de l’histoire en utilisant les techniques de relaxation et en développant la réceptivité sensorielle. En effet, l’étape première est souvent défaillante. Les “ séniors ”se rendent compte, bien souvent, qu’il s’agit de développer une bonne qualité d’attention et de présence et que parmi toutes leurs mémoires, certaines fonctionnent encore très bien. Certains disent retrouver confiance en eux et d’autre ont pu diminuer la prise de médicaments (antidépresseurs, anxiolitiques ou somnifères) sans que le sujet soit abordé
directement mais simplement par les effets ressentis.

La mémoire concerne à la fois, notre propre vie, nos objectifs majeurs, nos pensées personnelles, nos émotions les plus puissantes : c’est elle qui donne un socle à notre identité, nous permet d’avoir une continuité depuis le début de la vie jusqu’à la fin : l’art de la mémoire concerne la personne dans sa globalité : la relaxation agit sur tous les niveaux de la personne : physique, émotionnel, mental et spirituel.

 

Les apports de la relaxation sur les différents plans de la personne

La relaxation est

  • un outil de détente qui agit sur le plan physique et favorise l’élimination des tensions musculaires ; elle améliore la qualité du sommeil, de la respiration et permet de retrouver un bon équilibre (par exemple pour faire du vélo),
  • un moyen d’être présent à soi-même, de mieux se concentrer ; elle apporte des aides dans le soin des troubles psychosomatiques : maux de ventre, crises de foie, eczéma...
  • un puissant facteur de transformation qui développe la confiance en soi et la créativité, problème d’estime de soi chez les adolescents,
  • un élément d’intégration en ce qu’elle favorise le passage du monde extérieur au monde intérieur.

De même que “le lieu de silence est indispensable pour que la connaissance prenne corps”[1], la relaxation est un lieu d’élaboration de la véritable connaissance née de l’expérience.

La certitude d’exister s’enracine dans le corps et dans les sensations. La relaxation relie la personne à sa propre expérience : tout en libérant l’imaginaire elle la rattache à ses racines et à sa structure. Le passage d’une réalité concrète et palpable (je sens) à une réalité mentale (j’évoque - je me représente) puis imaginaire (données subjectives) débouchent sur une élaboration du vécu et une nouvelle capacité d’appréhension des événements.

La relaxation crée un contexte de sécurité et de confiance : à l’écoute de son corps, la personne apprend à faire le lien entre ses sensations, ses émotions, ses sentiments. La connaissance d’elle même passe par la rencontre d’une expérience vécue et ressentie et d’une prise de conscience qui permet de nommer et de comprendre.
Alors la dimension symbolique apparaît. En ce sens, la relaxation devient le plus souvent un véritable révélateur pour l’être.
La relaxation est un outil qui permet progressivement une meilleure alliance entre le corps physique, les émotions ou les sentiments, le mental et le spirituel : l’Etre est-il ce noyau essentiel qui agrège autour de lui tous ces éléments ? L’Etre est d’abord une vitalité profonde puis un potentiel qui s’actualise (ou non) au cours de la vie.
Nous illustrerons notre recherche à partir d’études de cas (adulte, adolescent et enfants) : nous envisagerons comment donner sens à ce que dit le corps pour se sentir exister. Avec mon corps “je sens” : suis-je simplement dans le domaine du faire et de l’avoir, celui dans lequel j’évolue selon des objectifs définis : je réagis et j’agis de plus en plus consciemment.
Avec mon être “JE SUIS”, j’avance vers l’autonomie, finalité ultime.
Comment relier sur un même axe cette finalité du domaine de l’être et les objectifs du domaine du faire ?

 


[1] Antoine de la aranderie

Les apports de la relaxation : effets et situations

- Les endorphines et l’écologie du bien-être -

La relaxation (comme les émotions positives et le stress) favorise l’action et la production d’endorphines. Ces “ hormones du bonheur ” génèrent l’euphorie, influencent grandement notre état de santé et repoussent le seuil de la douleur. Agissant comme des messagers biochimiques euphorisants envoyés par le cerveau, elles nous permettent de gérer notre écologie du bien-être.

“ Un type particulier d’endorphine serait lié à la sécrétion de l’hormone ACTH (adénocorticotrope hormone) jouant un rôle important dans le mécanisme de l’immunité. D’où il ressort que la sécrétion d’endorphine a un retentissement positif sur le mécanisme des défenses immunitaires ”.
La relaxation est préventive et curative, car elle permet d’économiser la sécrétion d’adrénaline.

Vous pouvez, dès à présent, repérer quelle stimulation sensorielle vous rend heureux. Prenez l’habitude d’accorder de l’attention aux sons, aux odeurs et aux contacts qui vous sont agréables. Ce sont de puissantes sources de stimulation pour les flux d’endorphine facilement utilisables au quotidien et qui ne demandent pas beaucoup de temps.

Quels effets pouvons-nous attendre de cette approche ?

La relaxation tient compte des aspects “malades” de la personne, en relation avec l’ensemble.
Elle favorise la découverte du pouvoir d’agir soi-même sur soi : c’est le sujet qui est l’auteur de sa propre évolution et de sa guérison.

1. Le domaine physique

  • Corporel.... Matériel... Sensoriel...

◊ Sur le plan musculaire :

  • Elle privilégie le passage de l’hypertonie à hypotonie, grâce à l’élimination des tensions musculaires.
  • La détente des muscles favorise celle de tout corps et amène le lâcher-prise, la diminution et la suppression de la douleur.

« La relaxation est une modalité importante de la prise en charge du malade douloureux chronique.... Un apprentissage de la relaxation a plusieurs objectifs :

  • -  dans les douleurs à forte composante musculaire, le contrôle du tonus permet de prévenir la récurrence des troubles.
  • -  d’une façon générale, la relaxation donne au malade un sentiment de contrôle vis à vis de sa douleur.
  • -  elle permet un meilleur contrôle des situations de stress, source d’amplification de la douleur. »

◊ Sur le plan neurophysiologique :

  • elle permet la connaissance des réactions de son corps
  • elle améliore la qualité du sommeil
  • elle contribue à l’équilibre et la posture correcte (exemple : apprentissage de la bicyclette chez une personne ayant des problèmes d’équilibre ; travail avec les sportifs et les personnes âgées).

◊ Sur le plan énergétique :

  • c’est une aide à la régulation du fonctionnement des organes internes.

◊ Sur le plan sensoriel :

  • elle oriente le vécu dans le domaine de la sensation. Le travail sur les sens ne cherche pas à rééduquer les organes des sens (bien que cela se fasse en plus), mais à retrouver la véritable fonction sensorielle qui met en contact avec la réalité. Exemple : odeurs, écoute...
  • “ la sensation régularise et harmonise les fonctions du cerveau. Elle stimule et régénère la cellule nerveuse ”. Le cerveau se mettant au repos concourt à la récupération de l’énergie nerveuse. Il ne s’agit pas de “ lutter ” contre, mais de faire dévier.

◊ Sur le plan respiratoire :

  • elle améliore la qualité de la respiration et développe la capacité respiratoire : en lien avec les éléments psychosomatiques, elle peut dynamiser ou calmer selon les besoins.
  • Favorisant la conscience du corps, de l’être dans sa dimension physique, la relaxation accroît la présence à soi-même et la présence au monde.

Nous voyons tout de suite que, de même qu’une simple réponse antalgique à la douleur est trop restrictive, une séparation trop stricte des domaines physiques, fonctionnel et émotionnels n’est pas satisfaisant. Je la garde pour seulement une meilleure clarté de l’exposé.

2. Plan somatique et fonctionnel

Ce plan concerne, par exemple, les problèmes digestifs, colites, angoisses, insomnies, migraines chroniques, asthme, dysfonctionnement divers. Maux de ventre pour les enfants.

Souvent ces troubles ont pour origine un état émotionnel chronique, plus ou moins conscient.

  • le travail sur le senti du corps,
  • la concentration sur certains points du corps,
  • l’amélioration de la circulation de l’énergie en relation avec la respiration,
  • la détente générale et la faculté d’être présent à soi-même dans l’action comme dans l’immobilité.

Tout ceci apporte une disparition rapide des troubles et privilégie la guérison en même temps que la diminution des médicaments.

En effet, se relaxer signifie libérer.
J’adhère à cette définition de la relaxothérapie : « Non pas se détendre à tout prix, mais se rendre compte de ce qui se passe à l’intérieur de soi-même » afin d’accéder à la libération des tensions et des souffrances qui les sous-tendent.

3. Plan psychologique et émotionnel

La relaxation a un effet régulateur qui rassemble le sujet dans la présence à soi-même. Elle le met en contact avec des émotions très profondes, mais dans un contexte qui dédramatise (cerveau limbique au repos).

C’est l’apprentissage de la maîtrise émotionnelle par le lâcher-prise
Elle développe la confiance en soi par la découverte de l’état de non-faire, du centre, de l’enracinement.
Elle apprend à se situer dans l’espace : choisir d’être dedans ou dehors (à l’intérieur de soi ou témoin, mais non “hors de soi”).
Le travail sur les peurs, l’intégration du négatif ajouté à l’enracinement corporel favorisent la confiance en soi et la restructuration de l’image de soi. Cela concerne tout spécialement les lycéens face à l’examen, les adolescents qui “n’osent pas”.
Relaxer signifie re-libérer. La relaxation favorise les “passages” : elle fluidifie (évite de tourner en rond).
Elle est spécialement indiquée pour accompagner les deuils, les naissances (libère les angoisses), les maladies graves et l’aide aux mourants.

Dans son « choix du programme thérapeutique » le Professeur CESARO propose une conduite à tenir pour les douleurs chroniques : « parallèlement à un soutien psychothérapique durant toutes les étapes du traitement, il est souvent bénéfique de proposer aux patients des techniques cognitivo-comportementales visant à leur donner une représentation la plus rassurante possible de sa maladie, de sa douleur et de son devenir et à leur apprendre des techniques de relaxation permettant un contrôle comportemental de la douleur et du stress ».

4. Plan affectif et relationnel

La relaxation apporte une plus grande indépendance et davantage d’autonomie.
Elle concourt à la diminution de la charge émotionnelle dans les rapports aux autres, l’auto-acceptation de ses sentiments et une plus grande confiance dans les autres.

La visualisation est un outil de changement : c’est toute la différence entre comprendre intellectuellement et intégrer le changement dans sa vie. J’ai souvent observé la levée des barrages qui amène le jeune à dire « j’ai enfin osé ».

Elle aide à se libérer des scénarios et des croyances, et à se réapproprier ses pensées.
Un programme d’accompagnement et de soutien aux malades cancéreux utilisant la visualisation comme élément de base. Les patients apprennent à se relaxer puis à utiliser leur capacité à créer des images mentales afin de notamment découvrir leurs réactions inconscientes face à la maladie et au processus de guérison. Le patient apprend à ne plus se considérer comme « victime » et dépendant des « soignants ». Il peut mieux comprendre ce qui lui arrive. Des informations aident la personne malade à changer sa vision de l’idée que le cancer est tenace et indestructible et à identifier les types de stress auxquels elle est confrontée ainsi que les bénéfices secondaires qu’elle trouve dans la maladie*.

« Dans notre pratique, quand on peut inciter la personne à regarder la réalité différemment, être avec elle sans agir à sa place, l’accompagner sur le chemin de la croissance et ce, malgré la maladie, même irréversible, on accomplit des soins de qualité. Ceux-ci permettent de diminuer considérablement les sources de stress, à la fois pour le soignant et pour le soigné. »

5. Plan mental et intellectuel

Elle favorise la concentration, l’ouverture intellectuelle, la réceptivité aux messages extérieurs (ouverture du champ de conscience), l’intuition.

6. Plan imaginatif et créatif

La découverte de l’état « alpha » favorise l’imaginaire et la création ainsi que la créativité et la spontanéité devant les difficultés de la vie.
Elle permet de retrouver toutes les qualités de l’enfant en soi avec la conscience de l’adulte.

7. Plan spirituel

Elle ouvre à la compréhension du sens final de la vie et des phénomènes du vivant en relation avec l’univers. C’est un développement ultime de l’intuition.

Pour conclure ce paragraphe, je m’inspire d’une définition de la relaxothérapie présentée par Patrick FAURE dans un article sur le stress et l’alcoolisme dans lequel je repère une action proche de celle que je décris :

« La relaxation peut être non seulement un outil de gestion du stress et des angoisses, mais aussi un cadre thérapeutique à plusieurs niveaux...

  • -  un niveau d’apprentissage de relaxation (visant l’autonomie) et de différentes technique complémentaires (respiratoires, Vittoz...),
  • -  un niveau de questionnement expérientiel de la relation au corps... en lien avec la mémoire affective,
  • -  un niveau d’expression du vécu et de réappropriation du sens et de l’histoire personnelle,
  • -  un niveau de ressourcement, redécouverte de ses potentialités, confiance et présence à soi sécurisante. »

Ainsi définie, la démarche psycho-corporelle agit de manière synthétique ; elle peut amener un changement d’état intérieur.
Elle tend à équilibrer la relation de l’homme avec lui-même, les autres et le monde environnant.
Elle le rend créatif, en lui apprenant à utiliser tout son potentiel, de manière autonome.

TABLEAU des APPORTS de la RELAXATION
PHYSIQUE

Musculaire

Sensoriel

Energétique

* Hypotonie, lâcher-prise et diminution de la douleur

* Meilleure connaissance du corps

* Retrouver la fonction sensorielle

* Favorise la circulation de l'énergie

* Qualité du sommeil

PSYCHOMATIQUE et FONCTIONNEL

*Diminution et suppression des médicaments

* Amélioration rapide de la santé (eczéma - maux de tête - colite)

PSYCHOLOGIQUE et EMOTIONNEL

* Présence à soi-même

* Confiance en soi - libère des peurs et des angoisses-

* Restructuration de l'image de soi (aide aux alcooliques)

* Aide aux passages : naissance - deuil

AFFECTIF et RELATIONNEL

* Libère des scénarios et croyances

* Diminution de la charge émotionnelle dans les relations

MENTAL et INTELLECTUEL

* Concentration

* Ouverture

* Réceptivité

IMAGINATIF et CREATIF

* Levée de la censure

* Spontanéité, créativité

* Création artistique

* Intuition

SPIRITUEL * Dimension symbolique de la vie

Je suis l’artiste de ma vie

  • Inscris ici ton prénom avec des belles lettres et tu peux le décorer
  • Colle ta photo ici (une ou plusieurs que tu aimes bien) - Tu peux aussi écrire pourquoi elle te plait

Tu as un corps : tu le sens

Tu ressens des émotions

Tu as des idées dans ta tête ; tu penses.

Tu es l'artiste de ta vie.

Tu es unique et magnifique.

1. Tu as un corps

  • Ici tu peux te dessiner ou te raconter ou te décrire

C'est la partie plus visible de toi : on voit ton corps, on peut le toucher.

La peau, c'est comme les murs de la maison, elle marque les limites entre l'intérieur et l'extérieur.

« La peau est une enveloppe qui me délimite et me protège »*

Avec ton corps tu expérimentes la vie : tu marches et tu cours, tu parles et tu chantes, tu sens le chaud et le froid, tu dors, tu sens les caresses... et quoi d'autre ???

« Je sens mon corps quand je cours,… je grandis : mon corps il est à moi » *
« Je peux parler et bouger »*

Tes yeux, ta bouche, ton nez, tes oreilles sont comme des portes ou des fenêtres pour communiquer avec l'extérieur.

Grâce à ton corps, ton poids, tes mouvements, ta respiration tu sens que tu existes, tu sais que tu existes et que tu es vivant.

Ton corps grandit, se transforme et change d'apparence. Mais toi, tu es toujours le même.

« Je crois que mon esprit s’est glissé dans mon corps »*

• St Paul nous dit : « Le corps est le temple de l'esprit ».

2. Tu ressens des émotions

Émotion, tu colores mon corps.
Blanc de peur, rouge de honte, vert de colère, bleu de froid
et tu le fais vibrer : fondre de tendresse, sauter de joie, frissonner de peur, trépigner de colère,
pâlir d'envie et … Mourir de rire,
Émotion, grâce à toi, je me sens bien vivant !

L'émotion est une réaction physique, que tu repères lorsqu'elle se manifeste dans ton corps. Un peu comme le vent fait bouger les feuilles des arbres ou comme la chaleur du feu fait vibrer l'air, l’émotion crée un mouvement dans ton corps face à un événement, elle l’agite ou le perturbe.

L’émotion n’est pas invisible parce que je vois ce que tu ressens *

Les émotions se laissent percevoir par la respiration, la position, l'énervement dans les jambes, le nœud à l'estomac, l'envie de donner un coup de pied ou de sauter en l’air ou d’éclater de rire etc….

« C’est une vibration comme la musique du violon. L’esprit ressent l’émotion, le corps la manifeste » *

Qu’est ce que tu connais comme émotion ?

  • Maintenant tu peux choisir ton émotion préférée ou celle que tu sens le plus fort en ce moment et la dessiner ou lire ce qui la concerne.

La colère

 


  • Essaye de trouver ce qui te met en colère. Quel est le déclencheur?
    Quand on est injuste avec toi, quand on casse un jouet, quand on te refuse quelque chose dont tu as envie ? Quoi encore ????
    Exemples données par des enfants : Punitions collectives, se faire punir à cause des autres, injustice
  • Qu'est-ce que tu sens dans ton corps quand tu es en colère ?
    Agacement, énervement dans ton ventre, ta gorge, tes mains, tes pieds ca se contracte.
    Envie de taper. Est-ce que tu respires comme d'habitude ? « Quand je suis en colère, l’esprit tambourine sur le corps »
  • Tu sens un mouvement qui va vers l'extérieur. Qui te mobilise : est-ce que tu te sens fort ?
  • C’est souvent Explosif !
  • La colère te sert à rassembler tes forces pour faire changer les choses, pour te faire respecter, ou pour accepter une situation ou un évènement.

La tristesse


  • Qu'est-ce qui te rend triste?
    Quand tu as perdu quelque chose, quand tu es séparé de quelqu'un . . . quoi encore ?
  • Qu'est-ce que tu sens dans ton corps quand tu es triste ? Dans ton ventre, ta gorge?
  • Qu'est-ce qui te fait du bien ? Un câlin ou un bisou pour te consoler.
  • La tristesse sert à se tourner vers l'intérieur pour accepter ce qui ne peut pas être changé : les larmes te soulagent, elles libèrent la souffrance.

La peur


  • Qu'est-ce qui te fait peur ?
    Quand il y a un danger : quoi par exemple?
    De quoi às tu peur ? Des monstres ? De rester seul chez toi ? D’être abandonné ? Des chiens ?
  • Qu'est-ce que tu sens dans ton corps quand tu as peur ? Dans ton ventre, tes jambes ?
    Est-ce que tu respires comme d'habitude ? Est-ce que tu te sauves ou restes-tu bloqué ?
    Quand tu as peur, tu aurais besoin de te sentir en sécurité.
  • Que fais-tu quand tu as peur ?
  • La peur sert à agir pour éviter un danger et te protéger : tu peux trouver des forces en toi.

La joie


  • A quelle occasion ressens-tu de la joie ?
    Tu es heureux quand tu retrouves quelqu’un que tu aimes (tes cousins par exemple !) ou que quelqu'un te fais une bonne surprise.
    Et quoi encore ?
  • Qu'est-ce que tu sens dans ton corps quand tu es joyeux ? Dans ton ventre, ta gorge ?
    Est ce que tu ris? Tu saute? . . Quoi encore ?
  • La joie sert à partager et à faire circuler du bonheur, elle nous donne de la force et nous fait oser davantage.

3. Tu as des idées dans ta tête : tu penses

Avec ton cerveau d' Homme, tu donnes un nom aux personnes, aux animaux aux plantes, aux objets. Tu peux voir les choses dans ta tête, même quand elles ne sont pas devant toi : tu te les re-présentes. Tu les imagines
Tu te concentres, tu fais attention et tu enregistres dans ta mémoire ; tu te rappelles ce que tu as vu ou entendu, ce que tu as vécu.
Avec le langage tu parles et tu échanges : tu communiques.

Ton intelligence te permet de comprendre et de faire des liens : par exemple, comprendre la différence entre les parents et les enfants, les cousins et les frères.

Ta raison t'aide à savoir ce qui est vrai et pas vrai : par exemple quand tu vois une corde par terre, de loin tu sais que ce n'est pas un serpent parce qu'il fait trop froid dans le jardin à cette saison !
La raison aide à faire des choix*

Grâce à la pensée et la mémoire, tu peux écrire les notes ( une partition) quand tu entends un morceau de musique. Tu lis une carte de géographie.
Je m’oriente dans l’espace*

Quand tu vois un mot écrit, tu sais le lire et le comprendre ; et quand tu vois des traces de pattes sur la neige tu peux reconnaître à quel animal elles appartiennent.
« Quand je lis je me représente des images dans ma tète »*

Si tu devenais sourd tu pourrais encore entendre les voix à l'intérieur de toi.

Pour faire la différence entre la 3ème et la quatrième poupée (penser et décider), je me représente un cavalier et sa monture…
La quatrième dirige et la 3ème participe.

4. Tu es l'artiste de ta vie

Par ta Conscience, tu perçois l'ensemble des phénomènes qui concernent l'esprit.
C'est ce qui distingue l'homme de l'animal : il pense et il fonctionne comme une personne.
« La conscience, c’est comme dans Aladin, la lampe magique »

C'est ce que tu sens quand tu as les yeux fermés et que tu es à l'intérieur de toi :

  • c'est ton monde intérieur : les autres ne le connaissent que si tu leur racontes. "Je m'invente des histoires"
  • tu te reconnais, tu sais qui tu es, tu décides ce que tu veux faire : par exemple tu choisis de faire de la batterie, ou du foot, ou de la danse, parce que c'est ce que tu aimes le plus et que çà te plait.
  • tu as des rêves, des projets,
  • Est-ce que tu aimes l'art : la peinture, la musique, la poésie.
  • quels dons, quelles qualités as-tu ?est ce que tu es curieux? Sociable, bon en sport (lequel) joyeux,
  • tu dessines des mandalas. Ou autre chose?
  • tu t'émerveilles devant ce qui est beau? quoi par exemple:les oiseaux, la mer,
  • tu t'enthousiasmes d'être en famille ou avec les copains ou de faire un voyage de classe
  • tu te poses des questions :
    • sur la vie : d'où vient elle ?
    • sur toi : où j'étais avant de naitre ?
    • qu'est qu'on devient quand on est mort ?
    Est ce qu'on peut voir des signes?

C'est aussi l'intuition : quand tu sens ou que tu devines les choses, alors que rien de visible ne te permet de le savoir.
C’est faire des liens, trouver : je me demande parfois d’où çà sort.

C'est toi le héros de ton histoire et tu es relié :

  • à la vie de l'univers (la lune t'influence, par exemple, et tu as besoin de la lumière du soleil pour être en bonne santé et heureux) ;
  • aux plantes, aux animaux, à tout ce qui vit sur terre (tu respires le même air) ;
  • à l'histoire des hommes (l'homo sapiens, l'homo érectus...) : tu bénéficies de la transmission des découvertes (genes) ;
  • et à ce qui se passe de nos jours dans les autres pays sur terre : l'élection du Président américain, la crise économique, les Droits de l'Homme, le réchauffement climatique, les pays en guerre. etc

"Je communique avec les autres"

Avec le COEUR, tu peux choisir d'aimer et de respecter, au delà de la violence et des agressions extérieures. Même en prison, un homme peut se sentir libre à l'intérieur de lui. Et manifester de l'amour à ses gardiens Ex Nelson Mandela.

Quelquefois, dans la vie, il y a des moments et des choix difficiles à faire : on laisse sa maison, son collège, ses amis. On part vers une région qu'on ne connait pas. Tu peux te faire Confiance : tu as des ressources en toi : relis les histoires de certains héros qui ne sont pas laissés décourager par l’adversité. Ex Gandhi qui d'autres connais tu ?

5. Tu es unique et magnifique : il n'y a que toi comme toi

Tu peux dire: j'ai un corps, j'ai des émotions, j'ai des pensées,
mais tu dis : je suis N… : je suis l’artiste de ma vie

La cinquième poupée, c'est la partie centrale ; c'est comme le noyau ou comme une lumière qui t'éclaire de l'intérieur.

On peut croire que c'est la plus petite mais c'est seulement parce qu'elle est à l'intérieur et qu'on ne la voit pas, mais c'est la plus immense :

  • elle est infinie (elle n'a pas de limite dans l'espace)
  • et elle est éternelle : on ne peut pas la détruire
  • elle est de nature divine.

C'est comme une source inaltérable et indestructible de vie impossible à dissoudre. Elle nous fait voir et entendre ce que nos yeux et nos oreilles n'arrivent pas à faire.

Le Petit Prince dit : « on ne voit bien qu'avec le cœur, l'essentiel est invisible pour les yeux ».

On l'appelle l'âme, l'être ou le cœur :
difficile à décrire ou à raconter, c’est la part essentielle de toi qui fait que tu es toi...*..

Je peux la dessiner comme un cristal ou une lumière qui brille à l'intérieur

C'est la vibration spéciale qui te rend si unique et magnifique et irremplaçable.

Depuis le jour de ta naissance et jusqu'à ta mort tu es le même *

J'ai toujours quelque chose en commun de quand j'étais petite alors je peux me reconnaitre

  • Ton corps change d'aspect,
  • ton caractère se modifie,
  • tes idées et tes buts dans la vie évoluent
  • mais à l'intérieur de toi, depuis le début de ta vie jusqu'à la fin,
    tu sais que tu es le même *

Comme le comprend Jonathan le Goéland :
« Tu n'es pas que chair et os, tu n'es pas que émotions et pensées,
mais tu es liberté et espace et rien au monde ne peut te limiter ».
« Tu es un être exceptionnel, comblé de dons et d'essence divine et tu te découvres un peu plus chaque jour »
Richard Bach

Tu connais la chanson : « Moi, je suis unique, je suis magnifique, il n'y a que moi comme moi ; toi tu es unique, tu es magnifique, il n'y a que toi comme toi ! ».

Dans la bible on peut lire : « Ton nom est écrit sur les doigts de Dieu ».

* écrire le prénom de l'enfant

* En vert ce sont des paroles d'enfants

Poupées russes

www.itroika.com

Vivre après un deuil :
prendre soin de soi, en allant  du corps à l’être

Accompagner le processus du deuil pour traverser la souffrance des séparations et retrouver son élan vital

L’expérience du deuil fragilise à tous les niveaux : Le deuil désorganise  la personne dans son ensemble : dans son corps,  ses émotions,  son identité personnelle sociale et familiale, dans sa construction et ses projets.  Il bouleverse également la famille, son organisation, les rôles, les relations des uns avec les autres et avec l’extérieur.

Présentation  du support utilisé : les matriochkas ou poupées russes

Pour symboliser les différents plans de la personne, nous utiliserons le support des poupées russes qui s’emboitent les unes dans les autres. De la plus grosse à la plus petite, de la plus visible à la plus cachée, chaque poupée correspond à une «enveloppe», un niveau vibratoire  spécifique  qui peut se formuler ainsi :

  • Poupée 1 :
    • la plus grosse : j’ai un corps = niveau 1 : je le sens, avec mon corps,  j’expérimente la vie
    • Accompagner le deuil= entendre les perturbations du corps  pour lui venir en aide
    • Grace à mon corps, je peux retrouver le  contact avec la vie, je sens et je sais que j’existe…
  • Poupée 2 :
    • je ressens des émotions = niveau 2
    • Accompagner le deuil : comment traverser les boule-versements émotionnels
    • Accueillir mes émotions me remet en lien avec des énergies de vie
  • Poupée 3 :
    • j’ai des idées dans ma tête : je pense = niveau 3
    • Accompagner le deuil = comment retrouver une pensée claire
    • Mettre mon cerveau au repos libère mon esprit
  • Poupée 4 :
    • je suis responsable  de ma vie : je la crée ; je fais des choix = niveau 4
    • Accompagner le deuil = comment reprendre confiance en soi et dépasser ses contradictions
    • J’avance sur mon chemin : je demeure semblable tout en étant différent
  • Poupée 5   :
    • je suis unique   = niveau 5
    • Accompagner le deuil = comment inscrire cet événement dans une dimension qui me dépasse
    • Faire du deuil « une étape de croissance » = je grandis

Quand la mort arrive, notre stabilité vacille : les différents aspects de nous se disloquent, perdent leur axe et leur cohérence.

Sentiment de dissociation
les choses sont décalées
plus rien ne coule

Progressivement les facettes
se recollent
Sentiment de cohérence

Petit à petit elles se ré-emboitent

 

 

Tout a été perturbé et déstructuré par le choc du deuil mais chaque aspect de soi peut se reconstruire et l'ensemble "s'emboiter" de nouveau. Selon les personnes, ce sera plus facile de commencer par l'un ou l'autre  (ex prendre soin de son corps ou comprendre le processus ou encore prier et se relier à sa foi etc.)

L’important est de recontacter sa pulsion de vie, son désir de vivre, de découvrir ou de créer ; on peut alors retrouver un nouvel axe et un nouveau sentiment d’identité, où tout se remet davantage  en cohérence.

Les niveaux sont donnés comme une progression,  mais  nous pouvons observer que la dernière poupée est la plus immense puisque l’être est infini et que le corps est très limité. L’essentiel est de prendre en compte l’ensemble et de respecter le mouvement de vie qui suit souvent une forme de spirale.

 

DVD Un chemin vers soi

Pour adultes et enfants

I. A partir d’une histoire vraie ou inventée

Un chemin symbolique vers soi même : des enfants reliés à leur destin malgré un entourage qui ne coopère pas et même s’oppose puis change de point de vue devant l’évidence du destin de l’enfant.

⇒ A partir d’ histoires vraies : récits qui magnifient la foi en l’homme, qui aident à avoir confiance dans la capacité de l’être à transcender les difficultés : guerre, racisme, peur du handicap,violence, conformisme.

Les chemins de la liberté

De Phillip Noyce
En 1931, 3 jeunes métisses aborigènes (14 ;10 et 8 ans) enlevées à leur famille parcourent 1600 km à pied pour rentrer chez elles : cette histoire incroyable est pourtant un exploit réel tiré du livre écrit par la fille de l’ une d’elles : Molly.
Je suis touchée par le courage et la détermination et la résistance de ces fillettes face à l’obstination des militaires et des colons en Australie mais épouvantée par ce qui a pu être commis contre les Aborigènes australiens et les métisses au nom de la civilisation.

Les orphelins de huang shi

avec Jonathan Rhys-Meyers
L’histoire s’inspire de la vie de George Hoff et se passe dans la Chine des années 30, ravagée par la guerre civile et les japonnais. Le film raconte l’aventure étonnante d'un jeune journaliste anglais (George Hogg), d'une infirmière américaine et du chef d'un groupe de partisans chinois qui s’unissent presque malgré eux pour sauver 60 orphelins. Sous l’impulsion de G. Hogg, ils vont parcourir plus d'un millier de kilomètres à travers des régions hostiles, des montagnes enneigées et des espaces désertiques. Ils atteindront un village où les enfants pourront enfin vivre en sécurité. Surmontant les obstacles, ils découvrent en eux des ressources et des forces qui les amènent à développer des compétences qu’ils ne se connaissaient pas.

Ecrire pour exister

De Richard Lagravenese avec Hillary Swank
A partir du livre « Le journal des écrivains de la liberté » qui réunit les journaux de 150 élèves de Erin Grunwell sur 4 ans, le film se concentre sur 11 personnages.
Le film raconte l'histoire vraie d'un jeune professeur de littérature dans un lycée américain ultra défavorisé dont les élèves ne connaissent que la violence de la rue et la dictature des gangs. Erin Gruwell, enseignante novice de 23 ans, a choisi comme premier poste un lycée difficile de Long Beach. Ses élèves l'ignorent superbement et se regroupent en clans, prêts à s'affronter au moindre prétexte. L'ambiance empire au fil des jours, en dépit des efforts sincères et maladroits d'Erin pour prendre en main cette classe "d'irrécupérables".
Avec tact et humour, en suivant son instinct, Erin parvient à instaurer avec la classe un vrai rapport de confiance. D’une façon surprenante, et malgré la désapprobation d’une grande partie de ses collègues , Erin arrive à les intéresser à l'écrit par l'intermédiaire de livres sur l'holocauste raconté par ses victimes (Anne Franck) : Les jeunes retrouvent dans cette période noire de l’ histoire un écho à la discrimination raciale qu'ils vivent eux aussi au quotidien et acceptent la proposition de mettre par écrit des aspects de leur vie, libérant en eux des forces, des talents et une énergie insoupçonnés...

Radio

En 1964, dans une petite ville de la Caroline du Sud, Harold Jones, un entraîneur de football blanc, crée des liens d’amitié avec un jeune handicapé mental noir qui parle à peine et ne sait ni lire ni écrire. Malgré les railleries et les résistances des joueurs et des enseignants il est accueilli progressivement dans l'équipe de football locale. Il apprendra peu à peu à parler et à communiquer avec l’équipe, à lire cela grâce à la volonté et la ténacité d’un coach Il deviendra par la suite l'assistant du coach. L’ amitié qui unit les deux hommes bouleversera la vie de la petite communauté : plus tard il deviendra plus lui-même « coach ».

⇒ Contes ou histoires qui transcendent le quotidien en l’intégrant

Un enfant de Calabre

De Luigi Comencini avec Gian Maria Volonte
Malgré l’opposition de son père qui souhaite mieux pour lui, un jeune garçon passionné de course à pied, relié à la nature et à son but en toute simplicité finira par vivre son rêve.
Rédaction par l’enfant et dont la maitresse se moque et lui met 0.

« Sujet : que veux tu devenir plus tard ? »
« J’aime courir pieds nus
Loin à travers les sentiers
Je ne sens que le vent sur mon visage
Tout me semble plus beau
Je ne pense plus à rien…je suis heureux….
J’aime aussi courir dans l’herbe mouillée, surtout la nuit
Les lucioles me sourient
Elles m’entourent quand je cours …et je suis heureux
Elles m’applaudissent à chaque pas
Aussi quand je serai grand, je serai coureur
Meme si mon père ne veut pas »

Billy Elliot

De Stephen Daldry
Un jeune garçon, fils de mineurs, participe secrètement à des cours de danse qui le fascinent et réalise son rêve en permettant à son père de dépasser ses préjugés. « Pourquoi t’es-tu intéressé à la danse ? » « Je ne sais pas, c’est comme çà. » « Mais y-a-t-il un aspect particulier qui a pu séduire ton imaginaire ? »  « ché pas » ….. « Qu’est ce que ça te fait au juste quand tu danses ? » « ché pas …, çà me fait plutôt du bien…. Au début je me sens un peu raide. Mais quand je suis lancé, alors j’oublie tout le reste. Et c’est comme si je disparaissais… et c’est comme si je disparaissais.. J’éprouve comme un changement dans mon corps. Et une sorte de feu dans tout mon corps. Je suis simplement là… je vole… juste comme un oiseau… Ou comme de l’électricité… oui de l’électricité… »

Paï

De Niki Caro
Un conte magique en Nouvelle Zélande.
Une petite fille se sent dotée des qualités particulières pour prendre la suite de son grand père comme chef Maori mais ce dernier s’y oppose parce que c’est une fille. Elle prouve qu’elle en est capable avec une force intérieure et une simplicité pleine de fougue.

Le jardin secret

De Ford Coppola
A la mort de ses parents, Mary, 9 ans, arrive chez son oncle et découvre un château sans vie et un cousin de son âge qui ne marche pas.
Grace à sa vitalité débordante elle transformera un jardin abandonné en jardin merveilleux ouvert sur le monde.
Un film émouvant et très juste sur le deuil et les croyances qui empêchent de marcher et de rire.

« Tu nous as fais revivre. Je n’aurais jamais cru que c’était possible.
N’ai pas peur, je ne le refermerai jamais plus » dit l’oncle.
Le sortilège était rompu : mon oncle a appris à rire et moi j’ai appris à pleurer : le jardin secret est toujours ouvert, ouvert, éveillé, vivant.
Quand on regarde où il faut, on voit que le monde entier est un jardin. »

⇒ Contes ou histoires qui élèvent l’esprit

Va, vis et deviens

De Radu Mihaileanu
1984 Les juifs éthiopiens sont sauvés de la famine en étant envoyés en Israël. Pour sauver son enfant, une mère éthiopienne chrétienne préfère se séparer de lui en le faisant passer pour un autre (qui est DCD). Ce film est un hommage aux enfants émigrés, aux enfants adoptés et à leurs parents.
Il raconte la loyauté de chacun envers son chemin et plus que tout la tolérance au delà des difficultés.
L’amour maternel, source perpétuelle de dépassement accompagne chaque enfant dans ses difficultés en lui faisant confiance au delà des apparences.
« Va, vis et deviens » est la phrase scandée à un jeune enfant par sa mère qui l’envoi à des milliers de km sans savoir si elle le reverra un jour !

Jonathan le goéland

Par Richard Bach livre et film
Jonathan le goéland, a un besoin irrésistible de s’élever au dessus du comportement basique de ses congénères et d’apprendre à dépasser ses limites en volant toujours plus haut et plus vite.
Textes et images magnifiques exprimant de manière universelle (comme le Petit Prince de St Exupéry) la beauté, la poésie et l’essence de ce qui vit ou sommeille en nous.

« Tu n'es pas que chair et os, tu n'es pas que émotions et pensées, mais tu es liberté et espace et rien au monde ne peut te limiter ».
« Tu es un être exceptionnel, comblé de dons et d'essence divine. »
« Ce qu’il te faut désormais c’est continuer de découvrir par toi-même, chaque jour un peu plus, le véritable et illimité N… qui est en toi. C’est lui qui est ton maitre. Il te faut le comprendre et l’exercer. »
Richard Bach

II. Histoires qui laissent un agréable gout de bonheur à notre cœur d’enfant

L’ile de Nim

Avec Judie Foster
L’histoire d’une petite fille de 8 ans qui vit seule avec son père sur une ile paradisiaque au milieu de l’océan indien.
Un mélange d’imaginaire et de réalité au milieu d’animaux et de paysages magnifiques… comme un conte.

Winn-dixie mon meilleur ami

Une fillette de 10 ans adopte un chien perdu
Malgré les résistances de son entourage elle s’en fait un ami et grâce à lui, elle transforme la vie de son quartier en créant des liens avec chacun… une belle fable.

III. Documentaires

Pour tous

La marche de l’empereur

De Luc Jacquet
Dans l’Antarctique, la vie extraordinaire des manchots empereurs.
Une véritable épopée dans ce royaume de glace où la survie est surprenante et qui nous questionne sur la place de chacun dans l’univers.

Pour adultes

N’oublie jamais

De Nick Cassavetes
D’après le roman de Nicolas Sparks « Les pages de notre amour »
Un magnifique lien d’amour entre 2 êtres, au-delà de la maladie d’Alzheimer.

La légende de Bagger Vance

De Robert Redford
Avec Matt Damon, Charlize Theron et Will Smith
Junuh, un homme a qui la vie souriait a perdu sa raison de vivre à la suite de la guerre : ancien champion de golf, il sombre dans l’alcool et le jeu (il se bat contre lui-même) jusqu’à la rencontre d’un personnage mystérieux qui l’amène à reprendre confiance en lui et retrouver son véritable talent.
Un film très beau sur comment se relier à soi même.
Une belle histoire sur les choix que nous pouvons faire face à l’adversité et au deuil.
Chacun de nous peut agir sur son destin. Au golf aussi on est seul à se battre.
Mais Junuh ne veut pas en entendre parler. Il est certain d'avoir perdu le secret du "swing authentique" qui avait fait sa réputation de champion. Un homme surgi de nulle part se présente alors à lui. C'est un mystérieux et providentiel caddy noir, Bagger Vance, dont les conseils semblent avoir des répercussions sur sa vie.
Rannulph Junuh ne sait plus qui il est. Il est Rannulph Junuh et il ne l’est pas.

« Toutes les âmes ici bas ont un fardeau à porter : vous avez assez porter le votre.
Vous avez le choix, arrêter ou recommencer. »
« Il est temps de choisir votre jeu ; celui pour lequel vous êtes fait ; celui que vous avez reçu à la naissance (votre swing) ».
Il s’agit de voir le chemin : le joueur s’assure d’être bien au centre, il est concentré, on dirait une quête et il trouve « il y en a des coups possibles, mais il n’y en a qu’un en harmonie avec le chemin.
Si vous regardez avec sérénité, vous verrez l’endroit où les marées, les saisons et la rotation de la terre se rejoignent.
Et tout ce qui est ne forme plus qu’un.
Vous devez trouver cet endroit avec votre âme.
Sentez-le avec vos mains, le corps peut vous aider.
Il n’y a que vous et la balle.
Un coup qui est authentique, qui vous choisi.
Le coup parfait qui est en chacun d’entre nous. Il suffit de ne pas lui barrer le passage.
Laissons le nous choisir. »

A la rencontre de Forrester

avec Sean Connery de Gus Van Sant
A seize ans, Jamal Wallace, très doué aussi bien au basket-ball que pour les études, entre par effraction dans un appartement habité par quelqu’un qu’il n'a jamais vu, et qui ne sort jamais de chez lui mais qui surveille les jeunes par la fenêtre. Ayant entendu un bruit, il prend ses jambes à son cou et en oublie son sac à dos avec ses livres dedans.
Lorsque son sac lui est lancé par la fenêtre, Jamal constate que les textes qu'il a écrits ont été corrigés et commentés. Intrigué, il part à la rencontre du vieil homme, qui s'avère être William Forrester, un célèbre écrivain qui a disparu après la publication de son premier roman. Ce romancier solitaire et asocial a découvert chez Jamal un don pour l'écriture et accepte de lui enseigner en privé l'art de la plume. Au cours de ces leçons particulières, une amitié s'installe entre eux : la relation n’est pas toujours évidente mais elle conduira chacun à vivre.